Notre prochaine activité : Notre agenda prévisionnel 2018 est en ligne

 

Colloque 2014

  
L'ouvrage issu de ce colloque est disponible dans notre librairie en ligne : 'Librairie SSSA'   
  
Samedi 27 septembre 2014
 
« Maladies du corps et imperfections de l’âme : accueil et soins hospitaliers en Auxois depuis le Grand siècle. Continuités, ruptures »
   
à
l’auditorium du Centre d’Interprétation du MuséoParc Alésia,
en partenariat avec l’association « Desnoyers Blondel » d’Alise, présidée par Gérard Stassinet,
et la participation de l’association « Monsieur Vincent » de Moutiers-Saint-Jean animée par MM. Gérard Beurdeley et Yves Peyre.

Les intervenants de ce colloque :
   
  • Anne-Catherine Arnalsteen-Gennari et Christian Arnalsteen : Médecins hospitaliers à Semur-en-Auxois.
  • Jérôme Benet : Vice-président de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois.
  • Gérard Beurdeley : Président de l’association « Monsieur Vincent » de Moutiers-Saint-Jean.
  • Jean-François Bligny : Président de la Société des Sciences de Semur.
  • Bruno François : Chargé du patrimoine Agence Régionale de Santé Bourgogne.
  • Sylvie Le Clech : DRAC, région Centre, Présidente du colloque .
  • François Peyre : Architecte du Patrimoine, vice-président de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois.
  • Yves Peyre : Vice-président de l’association « Monsieur Vincent », de Moutiers- Saint-Jean.
  • Bernard Rouault : Directeur du Centre hospitalier Auxois-Morvan.
  • Gérard Stassinet : Président de l’association « Desnoyers-Blondel », d’Alise-Sainte-Reine.
    Un déjeuner sur place, en libre service, avait permis de limiter la durée de la coupure méridienne.
    Le président de la Société des Sciences était intervenu brièvement avant de quitter le MuséoParc pour l’hôpital d’Alise où une visite fut organisée en fin de journée, avec un pot de clôture et des discours officiels :
« Les Établissements hospitaliers en Auxois, nous n’aurons pas épuisé aujourd’hui le sujet... Certes, nous ne voulions pas épuiser les auditeurs... Il reste tant à dire, et tant à faire...
La version écrite de ce colloque, les actes qui paraîtront dans quelques mois sous l’égide de la Société des Sciences, iront encore au-delà, en y ajoutant les contributions de deux chercheurs qui n’ont pu être aujourd’hui parmi nous : Pierre Pinon, professeur d’architecture et François Peyre, architecte du Patrimoine.
Pour être exhaustifs, il nous eût fallu élargir le cercle pour couvrir tout l’Auxois : Vitteaux, Saulieu, Arnay, Montbard ont été ainsi négligés, bien que non négligeables, mais aussi couvrir toutes les périodes et variantes des lieux thaumaturges : nos sources guérisseuses sont légion. Sans oublier nos hôpitaux ruraux qui jalonnent les routes et dans lesquels il convient de voir, à mon sens, plutôt des sites d’hospitalité que d’hospitalisation. Je ne citerai là, et affectueusement, que Nailly et Mont-Saint-Jean qui mériteraient chacun une étude complète.
L’appellation « ferme de l’hôpital » , est elle-même ambiguë : A Châteauneuf, le bâtiment de ce nom correspond à un accueil d’étape, alors qu’à Thorey-sous-Charny c’est une exploitation agricole de rapport achetée au XVIIIe siècle par l’hôpital d’Alise ; j’en ai même retrouvé mention dans mes archives familiales, mes aïeux y ayant été fermiers et vignerons.
Ce qui m’a gratifié aujourd’hui, c’est que nous ayons pu réunir des intervenants essentiellement locaux, ce qui démontre la vitalité de la recherche chez nous. Nos présentations ont été extrapolées par des intervenants extérieurs que je remercie vivement pour s’être imposé des déplacements contraignants et spécialement la présidente de cette journée Mme Le Clech vous me permettez une évocation finale personnelle, la citation que nous avons faite de Saint-Vincent de Paul m’a rajeuni de 50 ans. En effet, j’ai effectué en 1960 un stage à l’hôpital Saint-Vincent de Paul à Paris, en stomatologie, à me pencher sur les « sans dent ». L’année précédente, j’étais à Bicêtre, où l’on ne voyait guère que des vieillards. J’avais aussi pratiqué à l’hôpital Beaujon, en banlieue nord où j’ai beaucoup appris ; j’en garde un souvenir précis : les rats étaient omniprésents et je devais déposer mes vêtements dans la voiture d’un confrère pour qu’ils ne soient pas dévorés dans les vestiaires.
L’hôpital Saint-Vincent de Paul recevait beaucoup d’enfants : la spécialité était la chirurgie des becs-de-lièvre, injustice de la nature s’il en est. Et c’était l’établissement central pour les enfants assistés, abandonnés si vous préférez... Ces gamins étaient baladés de familles d’accueil en centres d’assistance, mais subissaient le pire par la hiérarchie occulte et brutale qui régnait entre eux : gare aux plus faibles, soumis obligatoirement à des caïds de leur âge. La peur est peut-être le plus fort moteur de l’activité humaine, un peu oublié, mais qui revient en force dans notre monde civilisé décadent.
Nous sommes ici entre personnes de bonne volonté, et je vous propose maintenant de rejoindre l’hôpital d’Alise où nous profiterons de l’ambiance magique de ce lieu autour d’un verre que vous proposent nos trois associations ».
 
   Conjointement, il a été proposé, à ceux qui le désiraient, une visite de l’apothicairerie de l’hôpital, avec ses pots d’époque.
  
   Cliquez sur les images pour les agrandir si nécessaire


L'auditoire au MuséoParc

De gauche à droite : Jérôme Benet, Jean-François Bligny, Sylvie Le Clech,
Gérard Stassinet, Gérard Beurdeley, Yves Peyre,
Anne-Catherine Arnalsteen-Gennari et Christian Arnalsteen


Anne-Catherine Arnalsteen-Gennari et Christian Arnalsteen

Sylvie Le Clech

Jean-François Bligny et Sylvie Le Clech

Jérôme Benet

Allocution de Catherine Sadon - Maire de Semur-en-Auxois

Allocution de Laurent Maillard - Maire d'Alise Ste Reine

Cliquez sur les images pour les agrandir si nécessaire